Depuis le 15 avril 2009, tous les cyclomoteurs doivent être enregistrés, autrement dit disposer d’une carte grise. Les modèles mis en circulation avant le 1er juillet 2004 ont échappé à cette obligation durant un temps, mais désormais, impossible d’y couper. Pour mener à bien vos démarches, il faut décrocher le fameux certificat de conformité. Bonne nouvelle : la procédure ne coûte rien.
Quelles démarches pour obtenir la carte grise d’un ancien cyclomoteur ?
Les cyclomoteurs de moins de 50 cm3, capables d’atteindre entre 6 et 45 km/h, sont classés dans la catégorie Cyclo. Cette règle concerne un vaste éventail d’engins, des Mobylettes et Solex aux Peugeot 103, Motoconfort, Lambretta, Chappy ou Dax.
Si votre cyclomoteur a été mis en circulation après le 1er juillet 2004, la question ne se pose pas : il doit déjà être immatriculé. La demande de carte grise suit alors la procédure habituelle du SIV (Système d’immatriculation des véhicules) comme pour n’importe quel véhicule récent.
Pour les modèles plus anciens, la démarche se complique. Il peut être judicieux de solliciter des professionnels agréés ou la FFVE, qui ont l’habitude de gérer ce type de dossiers parfois incomplets ou atypiques.
Quels documents fournir ?
Pour un cyclomoteur antérieur au 1er juillet 2004, la demande de carte grise exige plusieurs justificatifs :
- La demande de certificat d’immatriculation (CERFA 13750*05) ;
- Une pièce d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport) ;
- Un justificatif de domicile de moins de six mois (facture d’eau, de gaz, de téléphone, Internet) ou, pour un mineur, une attestation sur l’honneur signée par les parents et deux justificatifs au nom des parents ;
- Un justificatif de propriété (certificat de cession ou facture du vendeur) ;
- Le certificat de conformité d’origine ou, à défaut, l’un des éléments suivants :
- Un duplicata du certificat de conformité délivré par le constructeur ou son représentant en France ;
- La facture du véhicule ;
- Le certificat d’assurance, à condition que ces documents indiquent la marque, le type, le modèle et le numéro d’identification du cyclomoteur.
Le certificat de conformité est souvent le document le plus difficile à réunir. Même avec une organisation sans faille, il n’est pas rare de l’avoir égaré, surtout si la mobylette a été retrouvée au fond d’une grange ou acquise lors d’une brocante. Pas de panique. Il existe des solutions alternatives, détaillées dans notre article dédié : obtenir Certificat de conformité de mon Cyclo.
Où et comment faire la demande ?
Le propriétaire d’un cyclomoteur peut engager la procédure d’immatriculation partout en France, auprès de la préfecture de son choix.
Sur le site de l’ANTS ou via un professionnel agréé ?
La demande peut se faire en ligne sur le site de l’ANTS, principalement pensé pour les véhicules récents. Pour ceux qui préfèrent éviter les démarches tordues ou qui se sentent plus à l’aise accompagnés, les professionnels habilités restent une option fiable pour obtenir la carte grise.
Passer par la FFVE pour une carte grise de collection
Si la notion de carte grise de collection vous intéresse, la FFVE est votre interlocuteur privilégié. Cette voie présente un avantage réel : la classification VTI (véhicule techniquement irréparable) ne concerne pas les véhicules de collection.
Autre atout non négligeable, la carte grise de collection permet d’éviter certaines restrictions imposées aux véhicules classiques, notamment lors des épisodes de pollution dans les grandes villes, ou lors de contrôles techniques renforcés.
Obtenir la carte grise pour un cyclomoteur jamais enregistré prend parfois des allures de parcours du combattant. Le certificat de conformité reste la pièce clef, et il faut souvent s’en remettre aux constructeurs, assureurs ou à la FFVE pour dénicher ce précieux sésame. Un point positif, et il mérite d’être souligné : la délivrance du certificat d’immatriculation d’un cyclomoteur ne donne lieu à aucun frais administratifs.
Bonne route !
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Obtenir un certificat de conformité pour mon cyclomoteur
Pour immatriculer une mobylette ancienne, le certificat de conformité COC s’avère incontournable. Ce document prouve que votre cyclomoteur respecte les normes européennes. En général, le vendeur le remet lors de l’achat. Si le cyclo n’a jamais été enregistré, il faut envisager d’autres pistes. Pour creuser le sujet, consultez ce lien : en savoir plus sur le certificat de conformité COC.
Se tourner vers le constructeur ou un intermédiaire
Les préfectures ne conservent que les certificats de conformité pour réception nationale. Pour un véhicule d’occasion importé, il faut s’adresser directement au service d’homologation du constructeur. Si la démarche paraît complexe, il existe des sociétés spécialisées qui jouent l’intermédiaire entre vous et le constructeur.
Que faire en l’absence de certificat de conformité ?
Si le constructeur a disparu, la FFVE (Fédération Française des Véhicules d’Époque) prend le relais. Cet organisme délivre les documents nécessaires pour immatriculer des véhicules dont la marque n’existe plus. À défaut, la facture d’achat ou une attestation d’assurance peuvent parfois suffire pour remplacer le certificat de conformité.











