Permis scooter 400 cm3 : comment l’obtenir en France et infos pratiques

Statistiquement, moins de 10 % des détenteurs de permis AM poursuivent vers une cylindrée supérieure dans les deux ans. Pourtant, ce petit bout de papier, décroché dès 14 ans, marque souvent la première vraie échappée du quotidien, un premier pas vers l’indépendance sur la route. Rien à voir avec un simple rituel administratif : c’est ici que tout commence.

Permis AM : à qui s’adresse-t-il et pourquoi est-il incontournable pour les jeunes conducteurs ?

Le permis AM, qu’on appelait autrefois BSR (brevet de sécurité routière), s’installe désormais comme la porte d’entrée pour les adolescents tentés par la liberté du deux-roues, dès l’âge de 14 ans. Il vise spécifiquement les collégiens et lycéens qui souhaitent voler de leurs propres ailes, souvent pour parcourir le chemin entre la maison et l’école ou pour se rendre à leurs activités.

Avant d’entamer la formation, il faut montrer patte blanche : une attestation scolaire de sécurité routière (ASSR de niveau 1 ou 2) ou, pour ceux hors du cadre scolaire, une attestation de sécurité routière (ASR). Ces sésames prouvent que le candidat connaît les fondamentaux du code de la route et peuvent alors ouvrir la porte d’une auto-école.

La formation, courte mais exigeante, place la sécurité au centre du jeu. Les futurs conducteurs apprennent à maîtriser leur engin, à réagir face à l’imprévu, à respecter la signalisation. Pas de grand oral final, mais une évaluation continue, menée par des instructeurs aguerris, qui sanctionne chaque étape du parcours. Ce passage constitue ainsi le tout premier contact concret avec la route et ses règles.

À noter : le permis AM ne fonctionne pas avec un système de points, mais il n’exonère en rien des sanctions habituelles. Toute infraction sera traitée comme pour un permis « classique ». Pour les parents, inscrire un ado à cette formation, c’est bien plus qu’un simple acte administratif : c’est transmettre le sens des responsabilités, entouré de pros qui savent parler aux jeunes.

Quels véhicules peut-on conduire avec le permis AM en France ?

Le champ d’action du permis AM reste limité, mais il couvre l’essentiel pour démarrer : autonomie, petites distances, mobilité urbaine. Les véhicules accessibles répondent à des critères stricts, pensés pour garantir sécurité et prise en main progressive.

Voici les types de véhicules que ce permis autorise :

  • Un scooter ou une moto légère à deux roues n’excédant pas 50 cm3, avec une vitesse plafonnée à 45 km/h.
  • Un cyclomoteur à trois roues (tricycle léger), lui aussi limité à 50 cm3 et 45 km/h.
  • Une voiturette, quadricycle léger à moteur, ces « sans permis » dont le poids ne dépasse pas 425 kg à vide et qui développent jusqu’à 6 kW.

Le détail technique : ce que dit la réglementation

La règle est claire et sans ambiguïté : le permis AM ne donne jamais accès aux scooters 125 cm3 ou plus, ni encore moins à un scooter 400 cm3. Pour les maxi-scooters, il faut viser plus haut, en passant par le permis A1, A2 ou A. Le permis AM cible les premiers trajets du quotidien, sur des engins conçus pour apprendre, progresser, et prendre confiance progressivement.

Le déroulé de la formation : contenu, durée et conseils pour la réussir

Il faut d’abord choisir une auto-école ou une moto-école dûment habilitée. Le parcours commence toujours par une partie théorique, axée sur la sécurité routière : partage de la route, panneaux, équipements indispensables. La base, c’est l’ASSR ou l’ASR, sans lesquels on ne va nulle part.

Vient ensuite la pratique, cœur de la formation. Au programme : 7 heures au minimum, alternant plateau (maîtrise du véhicule à basse vitesse, freinage, équilibre) et circulation réelle. Les formateurs insistent sur la gestion de l’environnement, l’anticipation, la position sur la chaussée, le regard. Pas de grand examen à la fin : la validation se fait au fil de l’eau, par l’observation des progrès, jusqu’à la remise d’une attestation de suivi.

Pour que ce soit plus concret, voici les composantes du stage :

  • Contenu : théorie, exercices sur plateau, circulation, sensibilisation aux risques spécifiques aux deux-roues.
  • Durée : 7 heures, en général réparties sur une ou deux journées, selon l’organisation et les besoins de chacun.
  • Conseil : Misez sur un équipement sérieux (casque homologué, gants, blouson), arrivez reposé et n’hésitez pas à solliciter votre formateur au moindre doute.

Les formations AM sont souvent personnalisées. Certains établissements ajoutent des modules : découverte de la mécanique, focus sur les dangers propres aux deux-roues. L’objectif ? Que chaque jeune reparte en ayant acquis de vrais automatismes, de la confiance, et une solide conscience des enjeux de la route.

Permis AM, A1, B… quelles différences et quelles options selon vos besoins ?

Le choix du permis dépend avant tout du type de scooter visé, du profil du futur conducteur et de l’utilisation prévue. Chaque catégorie ouvre ou ferme des portes, selon la puissance et la configuration du véhicule.

Le permis AM : le sésame pour débuter

Le permis AM, ex BSR, s’adresse aux plus jeunes, dès 14 ans. Il permet la conduite de scooters ou de cyclomoteurs jusqu’à 50 cm3, ainsi que des modèles électriques bridés à 45 km/h. La formation est courte, centrée sur la sécurité, mais ne permet pas d’envisager un scooter 400 cm3 ou plus.

Le permis A1 : accès à la catégorie 125 cm3

Pour prendre le guidon d’un scooter 125 cm3 ou d’une petite moto, il faut viser le permis A1. Ouvert à partir de 16 ans, il valide l’usage de véhicules jusqu’à 11 kW (15 chevaux). La formation est plus poussée, avec épreuves théorique et pratique. Toutefois, le A1 ne permet pas de conduire un maxi-scooter de 400 cm3, mais il pose la première pierre pour aller plus loin.

  • Permis A2 : dès 18 ans, il autorise motos et scooters jusqu’à 35 kW.
  • Permis A : accessible deux ans après avoir obtenu le A2, il permet de piloter toutes les cylindrées, sans limite de puissance.

Le permis B ajoute une spécificité : après deux ans de permis auto et une formation de 7 heures, il devient possible de rouler en scooter 125 cm3 ou sur un scooter 3 roues homologué (catégorie L5e). Mais pour un scooter 400 cm3, la filière moto reste la seule option, via le permis A2, puis A. Avant de choisir, posez-vous les bonnes questions : quelle fréquence d’utilisation, quels trajets, quelles routes ? De la réponse dépendra le permis qui vous correspond vraiment.

Au fond, chaque permis esquisse un chemin différent sur la route de la liberté et de la responsabilité. À chacun de tracer le sien, guidé par ses besoins, ses envies et le respect de la loi. Un scooter 400 cm3, ça ne se décroche pas à la légère : c’est pour celles et ceux qui auront franchi, étape par étape, les paliers de compétence et d’expérience. La route n’attend que vous, mais elle ne fait jamais de cadeau à l’improvisation.

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