Amazon s’intéresse de près à Zoox pour la voiture autonome

Un géant discret, des milliards en jeu, et une startup californienne en ligne de mire : voici le scénario qui s’écrit dans les coulisses de la tech mondiale.

Amazon, toujours à l’affût d’un nouveau terrain à conquérir, cible Zoox, une entreprise américaine qui développe des véhicules autonomes. L’information circule, relayée par Bloomberg et ANP. Si l’opération se concrétise, elle marquerait une accélération nette de la stratégie d’automatisation d’Amazon, déjà bien engagée dans la robotique et la logistique de pointe.

La valorisation de Zoox tournerait autour d’un milliard de dollars aujourd’hui. Difficile d’ignorer le contraste avec la table ronde de 2018 où la startup était estimée à plus de 3 milliards. La crise du coronavirus est passée par là : incertitudes, investissements gelés, et une valeur qui s’érode, comme beaucoup d’acteurs de la mobilité. Mais Amazon n’est pas seul à flairer la bonne affaire. D’autres groupes, eux aussi, surveillent de près la jeune pousse née en 2014 en Californie.

Sur le terrain, Zoox n’en est plus aux promesses. À San Francisco et Las Vegas, une flotte de véhicules d’essai circule déjà, testant chaque jour un peu plus la fiabilité de la conduite autonome.

Pour situer le contexte, voici un fait marquant qui secoue régulièrement le géant du e-commerce :

  • Joe Biden : « Il est temps pour Amazon de payer des impôts »

Le Graal de la livraison

Automatiser les rouages du commerce en ligne, c’est une obsession chez Amazon. L’entreprise a déjà déployé des robots dans ses entrepôts, cherchant sans relâche à fluidifier la chaîne logistique. Mais la livraison du dernier kilomètre, celle qui amène le colis jusqu’à la porte du client, reste l’un des postes de dépense les plus lourds. C’est ici que l’autonomie des véhicules pourrait changer la donne, en comprimant les coûts de distribution à une échelle inédite.

Souvenez-vous : en 2013, Jeff Bezos, le patron d’Amazon, annonçait en grande pompe sa volonté de livrer par drones. Sept ans plus tard, la promesse n’a pas encore été tenue à grande échelle. Le rêve d’une livraison totalement automatisée reste donc à portée de main, mais pas encore dans la paume.

Un autre sujet brûlant s’invite dans la conversation, illustrant les tensions sociales qui accompagnent cette quête d’automatisation :

  • La peur des employés d’Amazon forcés « d’aller travailler le même

Tandis que les algorithmes et les robots gagnent du terrain, les regards se tournent vers ceux, humains, qui font encore tourner la machine au quotidien. L’avenir de la livraison autonome ne se joue pas uniquement sur les routes de Californie, mais aussi dans les débats sur le travail et la technologie. Reste à voir si, demain, les colis Amazon glisseront silencieusement dans nos rues sur quatre roues sans chauffeur, ou si la route vers ce futur restera semée d’obstacles inattendus.

D'autres articles sur le site